
Free, le trublion du marché français des fournisseurs d’accès avait mis un énorme coup de pied dans le monde de l’Internet en annonçant dès le mois de septembre 2006 le lancement d’une offre d’accès à très haut débit (THD). Ce lancement devait être effectué au premier semestre de l’année 2007. Le point le plus novateur de cette nouvelle offre de service serait la conservation du prix de 29,90€ pour un accès Internet à 50 mégabits/seconde. Pour ce faire Free investira 1 milliard d’euros jusqu’en 2012 pour pouvoir atteindre une part de plus en plus importante de la population française. Le FAI déploiera son réseau THD dans les zones où il compte 15% d’abonnés. Ce qui toucherait 600 000 des 2 millions d’abonnés de l’entreprise (potentiellement 10 millions de français). La mise en place de ce réseau commencera par certains quartiers parisiens et de banlieues. L’offre sera ensuite étendue à certaines villes de province. Free va encore une fois exercer son rôle d’empêcheur de tourner en rond en mettant à disposition des autres FAI ses réseaux de fibres. On se retrouve alors dans une situation complètement différente de celle du début des années 2000. A cette époque, Free faisait feu de toutes armes pour pouvoirs obtenir l’utilisation des réseaux téléphonique de l’opérateur historique France Télécom pour son offre ADSL. Encore une fois, le second opérateur français crée la surprise en indiquant qu’il mettra ses réseaux à disposition des FAI concurrents (contre rémunération bien sûr !). Il est également intéressant de noter que pour l’instant les grands opérateurs européens rechignent encore à négocier sur la mise à disposition de leurs réseaux de fibres pour les opérateurs alternatifs… Free va-t-il encore jouer le rôle du « Robin des Bois » libérateurs du marché par sa capacité d’innovation ? Wait & See comme pourrait le dire nos voisins d’outre-Manche !